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HISTOIRES DE VOLONTAIRES CES : Camille à Kaunas

Rédacteur : CRIJ - CES volontaire
Date de mise à jour : 08/04/2021
Mots clés : EUSolidarityCorps, témoignage

HISTOIRES DE VOLONTAIRES CES : Camille à Kaunas

Corps Européen de Solidarité de 8 mois (septembre 2020 – août 2021) au centre de jour “Ateik” pour sans-abris et personnes en situation de précarité à Kaunas, en Lituanie

 « Pour ce qui est de la ville de Kaunas je dirais que maintenant c’est “ma” ville. J’y suis attachée, j’ai mes habitudes, et j’aime beaucoup cette ville paisible et belle. »

Aujourd’hui, on aimerait vous parler de l’expérience de volontariat CES en Lituanie de Camille, une jeune fille qui travaille au centre de jour “Ateik” (Kaunas, Lituanie) . On lui a demandé de nous raconter son expérience de volontariat en temps de COVID et on a trouvé en elle une fille pleine d’énergie, d’idées et très désireuse de vivre pleinement et au mieux son expérience CES en Lituanie, malgré les difficultés liées au covid.

« Quel est ton sentiment par rapport à ton expérience de volontariat et de mobilité ?»

Un projet de volontariat permet au volontaire de faire un parcours de croissance non seulement au niveau professionnel, mais aussi au niveau personnel, grâce soit à l’acquisition de nouvelles compétences soit à l’apprentissage de nouveaux modes de vie et différentes cultures comme dans le cas de Camille : en effet, grâce à cette expérience, elle sait maintenant comment se débrouiller dans un nouveau pays dont elle ne connaissait pas la langue et à vivre dans un environnement interculturel en habitant avec trois autres personnes de trois pays différents.

« Et bien je dirai que j’éprouve beaucoup de reconnaissance et de chance de pouvoir vivre une expérience de volontariat à l’étranger durant presque un an. Je suis heureuse de m’être lancée dans cette aventure. C’est aussi un challenge, je suis totalement sortie de ma zone de confort mais c’est ce que je voulais et je suis fière de moi. Le plus difficile est sans aucun doute de se dire que tout cela aura une fin !»

Les tâches quotidiennes en temps de COVI

«Je travaille dans le centre de jour “Ateik” pour sans-abris et personnes en situation de précarité à Kaunas, en Lituanie. Cette structure existe depuis plusieurs années, elle appartient à l’organisme Caritas qui est très actif ici depuis que le pays a pris son indépendance face à l’URSS en 1990.

Le centre ouvre ses portes chaque jour de 13h à 17h et peut accueillir, en ces temps de quarantaine, un nombre restreint de personnes soit 10 personnes. Deux fois par semaine nous assurons la distribution de nourriture. Chaque jour nous devons checker leur température et veiller à ce qu’ils désinfectent leurs mains. Ils aiment prendre un café, jouer aux cartes ou regarder la télévision ensemble dans la salle commune. Plusieurs fois par semaine nous leur proposons de participer à des activités variées : groupe de paroles, sport, film, atelier créatif… Un repas est cuisiné ensemble et servi chaque jour. Je prends donc part à toutes ces activités et je leur propose deux fois par mois de leur faire découvrir un pays d’un des volontaires de mon organisme d’accueil (nous sommes 19 volontaires européen à Kaunas), à travers sa venue au centre, une présentation et la préparation d’un plat local. La semaine dernière ma colocataire est venue présenter son pays, la Catalogne.

Je récolte également, avec leur consentement, leur témoignage de vie que j’ai décidé de réunir dans un livre. C’est un projet personnel qui me tient à cœur et qui leur permet de raconter leur histoire pour ceux qui le désirent.»

Les difficultés liées au COVID 

« La période où j’ai choisi de faire mon volontariat est tombée en pleine pandémie de covid-19. En arrivant en septembre tout allait bien, tout était ouvert, pas de masques dans les rues, puis la situation sanitaire s’est vite dégradée et le pays a été placé en quarantaine en novembre. Le centre a été obligé de fermer ses portes durant plusieurs semaines. On espère que la quarantaine va prendre fin un jour; le gouvernement est assez strict là-dessus, là, les restrictions se sont assouplies depuis deux semaines, mais encore beaucoup de restrictions. Heureusement que l’on vit en colocation et que les beaux jours arrivent.

L’autre grande difficulté est la langue. Le Lituanien est vraiment difficile. Dans cet apprentissage, il faut vraiment accepter que cela prend un certain temps pour apprendre cette langue inconnue, parlée par seulement 3 millions de personnes dans le monde. C’est gratifiant de voir que maintenant je comprends quelques mots ou phrases comparé au début ou je ne comprenais absolument rien. De plus, moi et les autres volontaires avons pu bénéficier de cours en ligne de lituanien via mon organisme d’accueil et j’ai une application mobile (“OLS”) avec des exercices du vocabulaire et de la grammaire.»

” Moi au travail avec un résident qui m’apprend des mots de lituanien “

Différences culturelles entre la France et la Lituanie 

« Avec la quarantaine je n’ai hélas pas pu tout à fait connaître la culture lituanienne dans son entièreté. C’est dommage car cette culture est très riche. Rien que cette langue si belle et si ancienne parlée par seulement 3 millions de personnes dans le monde. Ça met tout de suite dans une autre ambiance !

De ce qu’on m’en a raconté, la ville de Kaunas et la Lituanie en général semble avoir bon nombre d’événements culturels tout au long de l’année. Il y a des musées, un conservatoire… On peut aussi trouver régulièrement des expositions temporaires dans les rues, et admirer les nombreuses statues de la ville. Le sport national du pays est le basket et est joué par beaucoup d’habitants. Côté architecture, il y a énormément d’immeubles aux tons gris qui se ressemblent tous, bâtis pour les logements au temps de l’occupation soviétique. Ce qui contraste avec certains autres bâtiments très colorés aux tons pastels. La Lituanie ne possède pas moins de 3 fêtes nationales, ils sont patriotes.

Côté gastronomie j’ai pu goûter à certains plats traditionnels, tel que les Cepelinai ou la soupe rose de betterave. La pomme de terre est la base de nombreux plats et le pain noir de seigle est très répandu ici, cela change du pain Français ! Si les lituaniens peuvent être connu pour leur pessimisme, cela trouve peut-être son explication en partie à cause du temps (souvent gris et froid) et de leur histoire difficile, quand on les connait ce sont des personnes très chaleureuses, travailleuses et la solidarité est importante. Ils aiment partager leur culture et aiment aussi tout comme nous faire la fête, se réunir entres amis et boire de la bière ou des spiritueux. Parfois un peu trop !

Ils forment une famille plus tôt qu’en France. Aussi, la religion chrétienne est importante. On peut trouver bon nombre d’églises. Mais les lituaniens ont conservé aussi leurs anciennes traditions païennes tournées vers la nature. Et d’ailleurs la nature est très présente et respectée. Il y a une place importante laissé au folklore, à l’artisanat (je me suis essayé au tissage traditionnel lituanien), aux chants… »

Le lituanien : quelle expression  aimes-tu particulièrement ?

 Ce sont plutôt des mots:

Skanaus! = Bon appétit! 🍽

Gerai! = Ok! 👌

Ateik! = Viens! 👇

Viso gero!Au revoir! 👋

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