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Histoires de volontaires CES : Clémence à Leipzig

Rédacteur : CRIJ - CES volontaire
Date de mise à jour : 06/01/2021

Histoires de volontaires CES : Clémence à Leipzig

Corps Européen de Solidarité de 12 mois (mars 2020 – mars 2021) au centre socioculturel Die Villa (Leipzig, Allemagne)

Aujourd’hui, on aimerait vous parler de l’expérience de volontariat CES en Allemagne de Clémence, une jeune fille de Reims qui travaille au centre socioculturel Die Villa (Leipzig, Allemagne).

Clémence est partie en mars 2020 et son volontariat durera un an. Avant de partir, la principale préoccupation pour Clémence était de ne pas savoir si elle serait « capable de travailler dans un contexte complètement germanique, d’égal. e à égal.e avec n’importe quel.le ressortissant.e allemand.e de langue maternelle allemande. » Sa réponse à cette question : « Je me rends compte à mi-parcours que la réponse est partiellement positive ; j’y ai ainsi gagné en confiance en moi. J’aborde désormais le travail en Allemagne de manière plus détendue, plus sereine ».

Elle est arrivée en Allemagne avec un niveau en langue assez bon (C1), ce qui lui a permis d’accomplir la plupart de ses missions sans trop de difficultés. Cependant, elle est très contente de ses progrès en langue allemande car il est particulièrement important de continuer à apprendre.

 Les trois premiers mois… 

Si, avant de partir, une des plus grandes craintes de Clémence était de ne pas être sûre de s’intégrer dans un système de travail allemand, sa perception a certainement changé trois mois après son arrivée. En effet, elle a partagé avec nous l’impression d’avoir trouvé sa place dans l’association et dans la ville allemande « Je m’y sens bien, et je crois que mes collègues sont également à l’aise avec moi ».

Cependant, elle reste consciente du fait que le travail social est difficile et exige de la persévérance et surtout du temps d’apprentissage, « Le travail social (en ce qui me concerne partiellement, avec les réfugiés et les demandeurs d’asile) n’est pas chose facile. D’autant que ne suis pas formée à ce travail. Je ne pense pas pouvoir trouver un jour le moyen de surmonter les difficultés inhérentes au travail social ».

Ses activités

« J’ai été engagée pour trois projets différents, pilotés par le centre socioculturel Die Villa, actif en l’état depuis 2005) au sein de son département Willkommen Team ».  

  • Kochaktionen : participation/organisation/animation d’événements culinaires dans les locaux de la Villa ainsi que dans le Gemeinschaftsunterkunft Waldstrasse, un hébergement collectif pour demandeurs d’asile ;

 Kochaction : offline sur les réseaux sociaux et dès juin dans le centre d’hébergement pour demandeurs d’asile de la Waldstrasse (centre-ville de Leipzig)

  • Willkommen Tour : participation/organisation/animation des sorties et voyages gratuits pour les personnes nouvellement arrivées à Leipzig (d’origine étrangère majoritairement) ;

Exemple d’excursions avec Willkommenstour : le stade de Leipzig et un tour de la ville à vélo 

  • Die Wilde 11 : centre de loisirs à destination des enfants de 7-15 ans, ouvert une journée par semaine (deux lors des vacances scolaires). Ce centre est situé à Grünau, le plus grand quartier de Leipzig (et aussi le plus éloigné de son centre), malheureusement connu pour sa paupérisation encore croissante depuis sa création dans les années 1970 et 1980. Die Wilde 11 dépend du centre socioculturel Kommhaus, partenaire et homologue de la Villa dans le quartier de Grünau .

                

  Die Wilde 11

Ses activités en temps de Covid 

« Suite au COVID-19 et aux restrictions liées aux rassemblements, trois autres projets se sont greffés à mon quotidien » :

  •  Remplacements ponctuels au café de la Villa (nommé Haus Zentrale), qui joue également le rôle de réception et de point-info pour les différents acteurs/visiteurs de la Villa.

Atelier couture au sein du café de la Villa lors du confinement en mars/avril

  • Remplacement complet puis assistance régulière de la coordinatrice du projet Sprachangebot (cours d’allemand langue étrangère à destination des personnes migrantes et réfugiées, Deutsch als Fremdsprache), qui regroupe plus d’une centaine de professeurs bénévoles actifs ainsi qu’environ deux cents élèves par semaine en moyenne, répartis sur vingt sessions en présentiel, en deux différents lieux de Leipzig (Villa + salles de cours annexes dans les anciens locaux du parc des exposition, Alte Messe). Une offre de cours en ligne s’est développée mi-mai, afin de garantir une offre de cours en dépit du confinement. Elle a lieu deux fois par jour.

 

  • Participation une fois à deux par semaine aux cours d’allemand langue étrangère au sein de la Villa, réservés aux enfants, adolescents et aux femmes migrant.e.s ou réfugié.e.s. Mon niveau d’allemand m’a permis d’assurer des cours de DaF et d’alphabétisation sans souci particulier. Au contraire, le fait que je ne sois pas native de la langue allemande m’a souvent permis d’être plus efficace avec les apprenants.

 

« La Villa m’a par ailleurs laissé le champ libre en me donnant l’opportunité créer de nouveaux échanges avec d’autres institutions, ainsi qu’en me laissant me greffer à d’autres projets qu’elle coordonne ou auxquels elle collabore plus ou moins directement ».

  • Une collaboration avec l’Institut Français (IF) a vu le jour. L’heure du conte mensuelle ayant habituellement lieu dans la médiathèque de l’IF a pu ainsi continuer, malgré les restrictions liées au COVID-19, en se tenant à deux reprises dans le jardin de la Villa, un lieu sûr et propice à ce type d’évènements.

Les heures du conte : francophone (en partenariat avec l’institut français) et arabophone (mené par une collègue)

  • Une semaine du cirque se tint en août au Wilde 11, avec une quinzaine d’enfants de Grünau. Ces enfants fréquentant régulièrement les lieux, j’ai pu assister les animateurs et travailleurs sociaux du projet, complètement externes aux lieux, à Kommhaus et aux personnes qui les fréquentent.

 

Une action plus large a été organisée par Kommhaus en juillet, en partenariat avec un collectif de designers, de travailleurs sociaux et d’architectes.

« Le projet Mitmach Pizzeria Bella Grünau a consisté en la création d’une pizzeria éphémère à prix libre/lieu de concert au milieu des Plattenbau, proposant ainsi une offre hors du commun dans une partie de la ville éloignée de toute forme de capital culturel ou économique. J’ai eu le plaisir d’y apporter ma contribution (d’ordre purement logistique) et d’en apprécier le succès auprès des habitants. »

 

Quelle expression dans la langue du pays aimes-tu particulièrement ?

« Nur Bahnhof verstehen », ou littéralement « Ne comprendre que la gare ». Pour les moments où l’on ne comprend vraiment, vraiment rien ! 😉

 

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