Un site partenaire du portail Info Jeunes Grand Est
Un projet de volontariat européen, peut-il changer ta vie? #3

Rédacteur : CRIJ - volontaire CES
Date de mise à jour : 11/08/2021

Un projet de volontariat européen, peut-il changer ta vie? #3

La parole aux volontaires – #Camille 

Pour le troisième épisode de cette nouvelle série de témoignage,  Camille, engagée pour un volontariat européen au centre de jour “Ateik” pour sans-abris et personnes en situation de précarité à Kaunas ( en Lituanie ),  nous raconte comment le Corps Européen de Solidarité  est en train de changer sa vie !

Un projet de volontariat CES, peut-il changer ta vie (projets futurs, visions des choses, ou du quotidien, ton approche de l’engagement) ? De quelle manière le projet change-t-il la tienne ? 

Oui, complètement. C’est une expérience extraordinaire, où l’on est dans un mélange de cultures, de différences, de découverte. On grandit et on change beaucoup en volontariat. On apprend à vivre en collocation, puis aussi en groupe, entourés tout le temps de personnes aux cultures differentes. Dans ma collocation il y a 4 pays: la France-moi, la Russie, la Catalogne et le Laos! J’ai rencontré des personnes incroyables des quatres coins du monde qui resteront chères à mon coeur et que je reverrai. En volontariat on a aussi l’opportunité de faire des projets, par exemple avec une des autres volontaires on a eu l’idée de créer un podcast ensemble.
Et puis cela m’a tellement ouverte sur le monde que ne me surprendrai pas qu’un jour je décide d’aller explorer un nouveau pays et pourquoi pas de m’y installer quelque temps. Car ce qui me manquera quand je rentrerai c’est justement ce mélange de cultures. Je sens que j’aurai besoin de le retrouver dans mon quotidien.

Pourquoi est-il important de répandre le sentiment européen à travers le volontariat européen ? Selon toi, il est déjà développé parmi les jeunes ? Dans le cas d’une réponse négative, comment améliorerais-tu la situation ?

Mon sentiment Européen était déjà présent avant de partir, mais pas tant que ça. On vit avec une ouverture sur le monde, au quotidien en France, nottament sur l’Europe. Sauf qu’ici je suis dans un groupe de volontaires Européen, je suis donc en contact permanent avec des jeunes venant de pays que je ne connaissais d’ailleurs pas forcément et c’est très enrichissant. On apprend les uns des autres. En tout cas ce sentiment est important car il développe l’ouverture, le respect, la curiosité, la tolérance.

On est convaincus que voyager est un besoin de croissance et de progrès tant au niveau individuel qu’au niveau communautaire. En cette période d’immobilisme dû à la crise sanitaire, en particulier pour les jeunes, il est devenu de plus en plus difficile de prendre un avion. Quelle est la perte, de ce point de vue, que nous apporte la pandémie à ton avis ? Et comment fais-tu face à cette situation ?

Je suis partie en pleine pandémie de Covid. Alors certes en partant je ne m’attendais pas à ce que cela se poursuive dans la durée, mais je veux dire, tout le monde a été un peu dans le déni. On est nombreux à penser qu’on s’en débarrasserait rapidement. J’aimerai dire aux jeunes, que malgré ces temps de crises, on peut continuer à rêver à voyager et à découvrir de nouveaux horizons. Notamment avec ce programme de volontariat. Oui, l’experience est du coup limitée, mais je ne regrette en rien mon choix d’être partie à ce moment là. De plus, j’ai 30 ans donc c’était la dernière année pour moi ou je pouvais partir avec ce programme et je ne voulais pas rater cette occasion. Il faut prendre en considération les freins qu’il y aura et si on est prêt à accepter les règles du pays dans lequels on se trouve. La pandémie est partout alors si on reste chez soi ce n’est pas forcément mieux non plus? On fait comme on peut. Ça fait du bien de se sentir actif malgré la situation. Ici on est en quarantaine depuis des mois, oui c’est difficile mais pour contrebalancer je vis avec des colocs géniaux qui ont chacuns des cultures differentes, je peux aller à mon volontariat, faire des ballades dans la nature… Je continue à me sentir utile. Par contre je pense que cela aurait été très compliqué pour moi de me retrouver en télé travail et mon centre de volontariat n’a heureusement pas été longtemps fermé, contrairement aux écoles. Pour ce qui est de l’avion, je ne me sens pas impactée et à l’heure des problématiques autour du changement climatique il est bon de ré interroger la manière dont on se déplace. On peut tres bien prendre le train ou le bus pour sillonner l’Europe. Je ne dis pas que c’est plus pratique, mais cela rajoute un goût d’aventure en plus et prendre son temps, quand on voyage, c’est bien aussi 🙂

5 bonnes raisons de faire du volontariat européen 

  • Les rencontres
  • L’immersion dans un nouveau pays, d’une langue, d’une nouvelle culture
  • Se sentir utile
  • Apprendre sur soi
  • L’opportunité de réaliser des projets

“J’ai prise cette photo car je voulais montrer mes collègues Lituaniens avec qui je suis très proche. Il y a deux travailleurs à temps plein, deux stagiaires travailleurs social, et moi.”

Toutes les actualités

Imprimer Haut de page